14 août 2017
Abdourahim Bakari, professeur des lycées à Mayotte et écrivain de plusieurs titres, tels que « Le drame comorien », « Lettre ouverte aux dirigeants comorien », « Mayotte et moi dans le noir », a pris part au dernier jour du congrès organisé par le Collectif de défense de l’intégrité et de la souveraineté des Comores (CDISCOM) à Paris ce weekend.
Avant de faire sa contribution sur le dernier atelier portant sur « les attentes des assises nationales », Abdourahim Bakari a fait un témoignage de ce qu'il vaincu sur l’île comorienne sous occupation française. Arrivé à Mayotte en 2013, il a assisté aux funérailles de 7 corps, dont deux enfants de moins de 2 ans, repêchés sur la mer de Mayotte. Les obsèques se déroulaient aux cimetières de Mtsaperé. Abdourahim Bakari s’est dit choqué et a beau pleuré jusqu’à perdre le sommeil cette soirée. Il a fallu attendre qu’on lui explique que ce sont des drames assez réguliers et assister à d’autres inhumations des corps pour prendre conscient de la réalité sur la disparition des comoriens aux larges de Mayotte.
Dans son intervention le jeune écrivain a également souligné une réalité inouïe. Il a expliqué que les familles maorais qui ont des sentiments de haine envers les autres comoriens des trois îles sont d’une manière générale des comoriens d’Anjouan, de Moheli et de la Grande. Il a pris l’exemple des femmes « leaders maoraises », ou bien encore « les membres des associations qui militent contre la présence des comoriens dans leur territoire de Mayotte » qui seraient, selon lui, de la Grande Comores et qui continuent quand même à discriminer leurs compatriotes. Delà, il prend à titre d’exemple la femme qui a renversé de l’eau aux maorais qui n’ont pas voté pour Marine Le Pen à Mtsaperé. « Elle est une grande comorienne » dit-il en rajoutant « qu’il faut chercher de telles personnes et saisir leurs biens » car ce sont des personnes qui « fragilisent l’habilité nationale » conclue-t-il.
Abdourahim Bakari a proposé d’organiser une journée à Fomboni, à Mutsamudu et Moroni afin de commémorer les comoriens disparus sur les mers. L’idée serait de sensibiliser toute les familles qui ont perdues un membre, porter une pancarte qui marquera son « nom et la date de disparition » afin d’avoir un chiffre exacte sur les nombre des morts dans les océans. Pour cette occasion, on fera appel à la presse nationale et internationale pour montrer le monde tous ces âmes disparus dans les océans. « C’est le seul Moyen de faire des statistiques exactes sur le nombre des comoriens disparus dans la mer » a –t-il expliqué
Enfin, le professeur de Lycée, Abdourahim Bakari explique qu’il faut « Lutter contre l’ignorance et renforcer l’amour de la patrie », car l’état peut réaménager les infrastructures et lutter contre le délestage, mais il lui restera difficile de faire preuve à « l’unité patriotique ». Il pense qu’« Il faudra penser à faire une libre circulation aux comoriens et renforcer la décentralisation de nos institution, écoles, université […] afin de permettre nos échanges » reste convaincu celui qui est remercié par le CDISCOM.
I.I
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