Nous apprenons avec une vive inquiétude l'arrestation, dans la nuit de ce jour, des journalistes Touféyli Maecha et El-Had Said Omar de La Gazette des Comores à la suite de l'article sur la Santé de l'Ancien Président Sambi.
À cette heure, les motifs exacts de leur interpellation demeurent inconnus. Cette situation suscite de nombreuses interrogations et alimente les préoccupations quant au respect de la liberté de la presse et du droit à l'information dans notre pays.
L'arrestation de journalistes dans des circonstances non élucidées ne peut laisser indifférents tous ceux qui sont attachés aux valeurs démocratiques, à la transparence et à l'État de droit. Informer n'est pas un crime. Les journalistes jouent un rôle essentiel dans toute société libre en permettant aux citoyens d'accéder à une information indépendante et pluraliste.
Nous appelons les autorités compétentes à faire toute la lumière sur cette affaire, à garantir les droits fondamentaux des personnes interpellées et à communiquer sans délai sur les raisons de leur arrestation.
Notre solidarité va à Touféyli Maecha, à El-Had Said Omar, à leurs familles, à leurs collègues ainsi qu'à l'ensemble de la profession journalistique.
La liberté de la presse est un pilier de la démocratie. La protéger, c'est protéger le droit de chaque citoyen à être informé.