Madagascar : Gézani laisse derrière lui un lourd bilan sur la côte Est

Le cyclone tropical intense Gézani a durement frappé la côte Est de Madagascar, provoquant d’importants dégâts matériels et plongeant de nombreuses familles dans la détresse. La ville de Toamasina figure parmi les localités les plus touchées, avec des quartiers entiers affectés par les vents violents et les pluies diluviennes.

Toamasina particulièrement éprouvée

Au plus fort du phénomène, des rafales intenses ont balayé la ville, arrachant des toitures, déracinant des arbres et endommageant plusieurs infrastructures. Les fortes précipitations ont entraîné des inondations dans différents secteurs, contraignant certains habitants à quitter temporairement leurs habitations.

Des coupures d’électricité et des perturbations des réseaux de communication ont également été signalées, compliquant les opérations d’évaluation et de secours.

Mesures préventives dans plusieurs régions

Dans la région d’Analamanga, les autorités ont décrété la fermeture des établissements scolaires ainsi qu’une journée chômée pour l’ensemble des travailleurs. L’objectif est de limiter les déplacements et de protéger la population face aux risques persistants.

Malgré son affaiblissement progressif, le système demeure dangereux. Les alertes cycloniques restent en vigueur, notamment en raison :

  • des pluies continues susceptibles d’aggraver les inondations

  • des sols saturés favorisant les glissements de terrain

  • des infrastructures fragilisées par le passage du cyclone

La Direction générale de la météorologie appelle la population à maintenir une vigilance accrue et à respecter strictement les consignes de sécurité.

Phase post-cyclonique : priorité à l’assistance

Les opérations de secours et d’assistance se poursuivent dans les zones sinistrées. Les autorités locales concentrent leurs efforts sur :

  • la mise à l’abri des familles touchées

  • le rétablissement progressif des réseaux essentiels

  • l’évaluation des dommages aux infrastructures publiques

Le passage de Gézani rappelle une nouvelle fois la forte exposition de la côte orientale de Madagascar aux phénomènes cycloniques. Alors que le pays entame la phase de gestion post-crise, la mobilisation des services publics et des acteurs humanitaires demeure essentielle pour accompagner les populations affectées et réduire l’impact à long terme de cette catastrophe naturelle.