Venezuela : Les organisations panafricaines dénoncent une « agression américaine » contre le Venezuela

Le 5 janvier 2025, un communiqué urgent émanant de plusieurs forces panafricaines et souverainistes a dénoncé une ingérence des États-Unis au Venezuela, appelant la communauté internationale à défendre le droit international.

Dans ce texte, diffusé comme une alerte, des organisations panafricaines, des mouvements de libération et des structures souverainistes d’Afrique, des îles et de la diaspora condamnent « avec la plus grande fermeté » ce qu’elles qualifient d’attaque directe des États-Unis contre la République bolivarienne du Venezuela.

Les signataires critiquent notamment ce qu’ils considèrent comme l’arrestation et la déportation illégale vers les États-Unis du président vénézuélien Nicolás Maduro Moros et de son épouse, Cilia Flores, sous le prétexte d’accusations de « narco-terrorisme ». Selon eux, cette action s’inscrirait dans une stratégie de changement de régime par la force, visant l’appropriation des ressources naturelles du pays.

Une perspective historique et panafricaine

Le communiqué établit un parallèle explicite entre la situation du Venezuela et l’histoire coloniale de l’Afrique, faisant référence à la Conférence de Berlin et à la spoliation des richesses africaines. Les organisations estiment que les nations africaines et insulaires connaissent bien ces schémas d’ingérence, de déstabilisation et de pression exercés sur les États refusant de se soumettre aux intérêts des puissances occidentales.

Le Venezuela serait, selon elles, ciblé en raison de ses ressources pétrolières et minières, à l’instar de nombreux pays africains exploités pour leurs matières premières stratégiques, comme le coltan, l’uranium ou les terres rares. Le texte cite plusieurs conflits contemporains pour illustrer ce qu’il qualifie de « guerres hybrides » menées contre des États souverains.

Violation du droit international

Les organisations dénoncent l’application extraterritoriale du droit pénal américain comme une violation flagrante du droit international et de la Charte des Nations Unies, invoquant particulièrement les articles 1 et 2, qui garantissent l’égalité souveraine des États et interdisent le recours à la force.

À l’inverse, elles jugent légitime le recours par Caracas à l’article 51 de la Charte, qui reconnaît le droit à la légitime défense. Le communiqué souligne également la détermination du peuple vénézuélien et des Forces armées nationales bolivariennes à défendre l’indépendance du pays.

Appel à la communauté internationale et au Sud global

Les signataires appellent l’Union africaine, le Mouvement des pays non-alignés, les Nations Unies et le Conseil de sécurité à condamner cette « agression unilatérale » et à mettre fin aux manœuvres de déstabilisation contre le Venezuela.

Ils invitent également les États africains et insulaires à sortir du silence et à manifester une solidarité active avec Caracas, estimant que la défense du Venezuela est intimement liée à la lutte des peuples du Sud pour une véritable souveraineté économique et politique. Enfin, ils réclament la convocation d’une Assemblée générale extraordinaire de l’ONU pour traiter de cette crise.

Souveraineté et multipolarité

Le communiqué se conclut par une déclaration sans ambiguïté : « le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes n’est pas négociable ». Les organisations réaffirment leur soutien à la souveraineté du Venezuela, au panafricanisme de lutte et à l’instauration d’un ordre mondial multipolaire fondé sur la justice, l’éthique et le respect mutuel.

Parmi les premiers signataires figurent des organisations issues de plusieurs pays d’Afrique, d’Europe et des territoires insulaires, illustrant, selon elles, une mobilisation transnationale autour des enjeux de souveraineté et de droit international.