Dounia Web France : un homme d'origine comorienne de 49 ans écroués pour vol de voiture


26 novembre 2020

Un vaste trafic international de véhicules haut de gamme entre la région parisienne et le continent africain vient d'être démantelé par les enquêteurs de la brigade de répression du banditisme (BRB) de la police judiciaire de Paris. Selon des sources policière et judiciaire, sept suspects âgés de 17 à 49 ans ont été mis en examen le 6 et le 19 novembre pour « vol en bande organisée », « recel » et « association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un crime » par un juge d'instruction de Nanterre (Hauts-de-Seine). Quatre ont été écroués.

Parmi les suspects figure un agent de maîtrise RATP jusqu'alors inconnu de la justice. Cet homme d'origine comorienne de 49 ans est soupçonné d'avoir mis à disposition du réseau le site d'une société de sous-traitance de l'entreprise ferroviaire, spécialisée dans les panneaux de signalisation, à Antony (Hauts-de-Seine). Les véhicules volés étaient ainsi chargés sur ce vaste terrain, à l'abri des regards, dans des conteneurs. C'est d'ailleurs l'activité intense sur le site les week-ends, alors qu'il s'agit de jours de fermeture, qui a attiré l'attention du voisinage puis des enquêteurs de la BRB. Des surveillances ont permis de matérialiser les chargements qui partaient ensuite par bateau depuis les ports du Havre (Seine-Maritime) ou d'Anvers (Belgique) vers différents pays d'Afrique : Côte d'Ivoire, Togo, Mali, Sénégal ou Guinée. Ces SUV haut de gamme y sont très convoités auprès des classes aisées émergentes et les prix neufs à l'exportation peuvent exploser.

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Les policiers du groupe de répression du trafic de véhicules volés de la BRB ont estimé que le groupe a dérobé 58 voitures de luxe entre le 5 mai et le 2 novembre pour un préjudice à l'argus de plus de 1,6 million d'euros. Il s'agit majoritairement de SUV neufs volés en pleine rue ou dans des quartiers pavillonnaires sur l'ensemble de l'Île-de-France : Paris XVIe, Val-de-Marne, Seine-Saint-Denis, Yvelines, Seine-et-Marne… Après avoir fait des repérages en journée, les voleurs passaient à l'action en pleine nuit et faisaient démarrer les véhicules à l'aide de clés électroniques trafiquées ou en branchant un smartphone à la prise OBD ( NDLR : prise diagnostic située dans l'habitacle de la majorité des véhicules qui permet d'accéder à toutes sortes d'informations ).

Source : Le parisien

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