Hopitl El Maarouf : les mésures du nouveau directeur, Ali M'madi Takia


29 janvier 2017

Après avoir deandé l'attention de la population comorienne, le nouveau direteur de l'hopital nationnal a montré qu'ils «seront amenés à prendre parfois des mesures contraignantes qui peuvent paraitre gênantes, mais qui sont dans leur intérêt. C’est leur hôpital et la santé est importante», a t-il expliqué. Peu après sa nomination, il a, en effet, pris une série de mesures destinées à assainir l’établissement. De son point de vue, un hôpital, c’est tout d’abord la propreté et l’hygiène. «Nous avons commencé à réaménager les trottoirs et à soigner l’image extérieure de l’hôpital. A l’intérieur, on commence à revoir un peu l’hygiène et on va continuer dans ce sens. Avec une décharge à ciel ouvert, on a l’impression d’être dans une forêt, c’est un problème qu’on prend au sérieux, la propreté à l’extérieur et à l’intérieur de l’hôpital», dit-il.

La seconde mesure qu’il a mise en place, c’est le renforcement de la sécurité au sein de l’hôpital, désormais ouvert de 15h à 19 h aux visiteurs. «Vous savez qu’à l’hôpital, les gens rentrent sans contrôle aucun, certains viennent stationner, laisser leurs voitures toute la nuit, or ce n’est pas le rôle de l’hôpital. Les gens doivent venir rendre visite à leurs malades à une certaine heure et respecter les soins car on ne peut pas venir tout le temps si on n’a rien à faire, ce n’est pas un lieu de rendez-vous. On doit respecter les heures d’ouverture et de fermeture», ajouta-t-il, avant de poursuivre: «Comme vous pouvez le constater, on a l’aide de l’armée nationale qui est là avec nos agents de sécurité pour les former et bien assurer le service. Ce sont des mesures normales qui vont continuer».

En ce qui concerne le service des urgences, Ali Mmadi Takia souligne que son rôle c’est de soigner, d’abord, et de faire payer après. «L’accueil à l’urgence ne doit pas être lié à une question d’argent. Nous envisageons de mettre, dans un futur proche,  un chariot d’urgence qui permettrait d’avoir les médicaments nécessaires pour accueillir les malades qui viennent aux urgences. Ce sont les choses qu’on doit réaliser rapidement dans le plan d’urgence 2017 dès qu’on a les moyens, car tant qu’on n’a pas les moyens on ne pourra rien faire», soutient-il.

Pour ce qui est de son plan d’activités, son objectif principal est «de faire d’El-Maarouf un hôpital, car actuellement, il n’en  n’est pas un». «L’hygiène doit être notre cheval de bataille. Il n’y a pas de sécurité, il faut qu’on ait une sécurité électrique, faire en sorte qu’on ait de secours en cas de panne générale, avoir une politique d’assainissement et remédier au problème de l’eau. Le dernier point, qui n’est pas le moindre, c’est la présence des médecins car si les patients viennent et ne trouvent pas de médecins, ce n’est qu’un bâtiment et non un hôpital». Il estime que ces objectifs sont «simples mais essentiels pour aboutir à un hôpital de référence». Avoir les équipements et les spécialités qui manquent, mettre les instances en place et organiser les services de garde administratifs et médicaux sont les actions prioritaires du nouveau directeur.
Dans un autre angle d’idée, le directeur du Chn El-Maarouf estime que, conformément au décret qui a réformé l’hôpital, celui-ci doit devenir un centre hospitalier universitaire (Chu), avoir une faculté de médecine, former les médecins, avoir la formation continue, ‘‘or on ne peut pas avoir une fac de médecine si on n’a pas un hôpital qui accueille des stagiaires et des médecins pour les former. Tous les pays africains et des pays plus petits que nous ont des facultés de médecine, il nous faut réfléchir à ce projet, mais on en est encore loin», conclut-il.

 

Al-Watwane

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