Madagascar : beaucoup d'électeurs ne se sont pas encore inscrits sur les listes


29 janvier 2018

Les électeurs n'ont plus que trois jours pour s'inscrire sur la liste électorale pour pouvoir voter à la présidentielle de 2018. La Commission électorale nationale indépendante (Céni) s'était fixée un objectif : atteindre dix millions d'électeurs. Mais à trois jours de la clôture, « le taux d'inscription actuel reste faible », a reconnu maître Hery Rakoto­manana, président de la Céni la semaine dernière.

Alors que les candidats à l'élection présidentielle sont déjà sur la ligne de départ, les électeurs eux ont dû mal à s'intéresser à ce scrutin qui doit se tenir fin 2018.

Et ce sont surtout les jeunes qui manquent à l'appel. Depuis deux mois, la Ceni et la société civile tentent de sensibiliser les nouveaux électeurs, mais l'accès à l'information fait encore défaut.

« Je ne sais pas si mon nom est sur la liste ou pas. Je ne me suis pas encore inscrit en tous cas. En fait, je ne sais pas comment on fait, mais ça me dirait bien de voter moi ! », s'exclame Arnaud, 21 ans.

Pour s'enregistrer sur la liste électorale, il faut se déplacer dans les fokontany, administrations de quartier. Une démarche que beaucoup n'ont pas le temps de faire. Pour Bien Aimé, 28 ans, vendeur ambulant d'Antananarivo, s'inscrire pour voter ce n'est pas la priorité.

« Je sais qu'il y a une sensibilisation à propos du déroulement de la prochaine élection en ce moment. Je suis au courant, mais mon problème, c'est que je pars très tôt de chez moi pour ne rentrer que tard le soir. Moi, je vis au jour le jour. Mon inquiétude, c'est de chercher ce que je vais manger aujourd'hui! »

Robitiana, 28 ans, vient tout juste de s'inscrire : « C'est bon, je suis dans la liste ! J'y suis allée cette semaine. C'est très simple en fait. Il suffit de vérifier l'ancienne liste électorale, et si on n'y est pas, on déclare sur place, auprès des responsables, c'est tout ! »

En novembre, 60% des Malgaches de moins de 35 ans n'étaient pas enregistrés sur la liste électorale d'après un audit mené par l'organisation internationale de la francophonie.

Source : RFI

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