14 juin 2019
Dans la justice sociale comorienne, le bannissement et l'excommunication d'une famille étaient jusque là une peine à perpétuité pour les sociables. Tout le monde se soumettait à la sévérité des lourdes punitions qu'on afligeait aux malfaiteurs.
Ce sont des pénalités très fermes. Le Goungou par exemple était affligé aux voleurs et violeurs. Certains se trouvaient dans l'obligation d'émigrer pour se repentir. Il y avait derrière une moralité des chefs des quartiers, du village, et des classes sociales .
On aurait pu noter une société pudique et solidaire. Elle avait la vocation de protéger l'autre. Hélas ! À l'arrivée de la modernité et de la justice des plus justes , c'est tout un système qui s'enterre. Le conflit des générations est un catastrophe pour la société comorienne.
Hugo dit dans son livre, Le dernier jour d'un condamné, "Derrière le tribunal, se cache la justice divine". Il était pas musulman. Il avait tout simplement confiance à la justice de Dieu.
Les comoriens ont pris l'habitude de dire "Alhamdoulillh", " Narissahili Mgou", "Ndizo Mgou ya Ndzawo",... dès l'arrivée de la justice des plus justes. Ces mots de frustrations expriment leurs désappointement vis-à-vis des fausses justices rendues au détriment de leur droit.
Ce système a fait qu'aujourd'hui la notabilité sociale veut incarner la justice qui lui a été ôtée. Il ne sont aucunement responsable de cette corruption. Ce sont ces hommes assermentés qui ont la tutelle de cette mentalité déplorable. Ils ne devraient pas être influencés s'ils étaient dignes de leur travail. Inacceptable !
Bref, c'est une simple observation quand je vois le taux accru des actes criminels, l'impunité, et la corruption. La société ne doit pas se juger. Elle doit se soumettre à une justice traditionnelle, pas celle incarnée par l'actuelle notabilité, mais celle de nos aïeux qui se respectaient.
imraniste
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